Club Québécois du Bouvier Bernois
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31 août 2011

Von Willebrand

Personne(s) ressource(s): Simon Verge, D.M.V.

Ce nom compliqué est un défaut de la coagulation, associé à une concentration anormalement basse du facteur du même nom dans la circulation sanguine. Connue depuis longtemps notamment chez le doberman, cette maladie existe aussi chez les humains. Chez le chien, 3 types sont décrits. Le type I est rapporté entre autres chez le Doberman, le Manchester terrier, le caniche et le Pembroke Welsh Corgi. Il est considéré comme une maladie peu sévère avec des saignements spontanés peu fréquents. Le type II se retrouve chez les German Shorthair et Wirehaired Pointers. Le type III où il y arrêt complet de la production du VWF existe chez le Scottish terrier et le berger Shetland et provoque des saignements spontanés et des mortalités en bas âge.

La maladie de Von Willebrand fut mise en évidence chez le bouvier bernois vers la fin des années 1990. La recherche a démontré que le type I était en cause et la plupart des études faites chez le Doberman peuvent donc ici s’appliquer. L’animal affecté sera à risque de posséder une coagulation déficiente en cas d’accident ou de chirurgie. La transmission se fait génétiquement selon un patron autosomal récessif. Cela veut dire que l’animal affecté a reçu un gène anormal de chacun de ses deux parents. Les simples porteurs possèdent un gène défectueux et un gène normal et ont souvent une concentration de facteur Von Willebrand intermédiaire. Voici la répartition en pourcentage des individus, dans la plupart des races où le problème fut identifié et étudié génétiquement :

Deux méthodes de dépistage sont disponibles pour le bouvier bernois.

La première repose sur un dosage sanguin du facteur. Le prélèvement doit se faire directement dans un tube contenant du citrate de sodium et il doit être centrifugé sur le champ pour en extraire le plasma qui sera transféré immédiatement dans un contenant de plastique pour congélation jusqu’au laboratoire d’analyse. Tout prélèvement traumatique, tout contact prolongé avec du verre, tout retard à centrifuger et à séparer le plasma et tout délai dans la congélation viendront baisser artificiellement le résultat. De plus, un résultat intermédiaire ne permettra pas de conclure si le chien est porteur ou exempt. Cette méthode a donc ses limites. Un résultat élevé permet d’écarter la condition mais des résultats plus bas ne permettent pas toujours de conclure.

La deuxième méthode est un test génétique. Bien que plus onéreuse (environ 140$ USD), elle constitue le « gold standard » car il n’y a plus d’ambiguïté. Le prélèvement se fait assez simplement avec un écouvillon frotté sur l’intérieur de la joue et le laboratoire américain qui distribue le matériel de prélèvement nécessaire et effectue l’analyse est Vet Gen.

Voici maintenant un patron de la descendance prévue selon le type d’accouplement réalisé :

En conséquence, un chien exempt génétiquement ne produira jamais de chiots affectés, peu importe avec qui il est accouplé.

Par contre, des chiens porteurs ou affectés ne devraient être accouplés qu’avec des chiens exempts.

Nous avons la chance que cette maladie ne soit pas aussi fréquente chez le bernois que chez le doberman parmi lesquels moins de 25% des chiens sont exempts…

Occupons-nous en donc et testons nos reproducteurs !

Dr Simon Verge, m.v.
Pour plus de renseignements ou pour commander un test sur la maldie Von Willebrand, visitez www.vetgen.com


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