Club Québécois du Bouvier Bernois
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16 janvier 2014

La myélopathie dégénérative

Personne(s) ressource(s): Jean-Luc Trussart

Une autre maladie héréditaire chez le bernois ?

Voilà un autre sujet récent de discussion dans le monde du bouvier bernois. Et voici encore une fois notre race au palmarès des chiens affectés. Qu’est est-il donc ?

En termes simples, on parle d’une maladie dégénérative de la moelle épinière qui affectera certains chiens, généralement après l’âge de 8 ans, causant au départ une paralysie progressive affectant d’abord les membres postérieurs, laquelle conduit généralement à l’euthanasie en moins d’un an.

Encore plus fréquente chez le Pembroke Welsh Corgi et le Boxer où seulement 8% et 17% respectivement des sujets seraient non porteurs de cette anomalie génétique, les signes cliniques de cette maladie sont à risque de se manifester chez les individus qui sont porteurs de deux copies du gène anormal.

Un test génétique par ADN développé par l’Université du Missouri est disponible via l’OFA. Dans la race qui nous concerne, 376 individus ont été testés à ce jour. De ce nombre, 40% sont considérés exempts du gène fautif, 47% sont considérés simples porteurs et 13% sont considérés à risque de développer la maladie car ils sont doubles porteurs.

En vertu des lois mendéliennes de la génétique, l’accouplement de deux chiens simples porteurs produira 25% de chiots exempts, 50% de simples porteurs et 25% de doubles porteurs. L’accouplement d’un chien porteur avec un chien exempt produira 50% de chiots exempts, 50% de chiots porteurs mais aucun double porteur.

Loin d’être spécifique au bouvier bernois puisqu’elle a été identifiée chez plus de 51 races à ce jour dont principalement les Boxer, Barzoi, Cardigan et Pembroke Welsh Corgi, Chesapeake Bay Retriever, Berger allemand, Kerry Blue Terrier, Caniche et Rhodesian Ridgeback.

Même si cette maladie ne doit pas être une préoccupation qui aveugle l’éleveur dans un programme d’élevage autrement sain, il y a quand même lieu de s’en préoccuper de tester et de commencer à faire une sélection génétique en ce sens.

Dr Simon Verge, m.v.


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